17 Mai 2008 :
D'abord, on ne se connaissait pas. On se frôlait, on se croisait, on s'ignorait, on se côtoyait sans jamais se regarder. Puis tu as fait le premier pas : tu as commencé à me dire bonjour, à me faire la bise le matin, à me sourire de temps en temps. J'ai mis une éternité à réaliser combien je T'aimais. Quand je m'en suis enfin aperçu, je suis resté encore longtemps sans rien faire, puis j'ai ressenti cruellement le désir, le besoin de me rapprocher de Toi. Ce fut long et laborieux, nous étions si différents l'un de l'autre...mais finalement, j'y suis enfin parvenu. Nous en sommes enfin venus à nous parler régulièrement, à rire ensembles, un peu à nous vanner, aussi. C'est alors que nous commencions vraiment à devenir « amis » que tu as fini par apprendre ce que je ressentais pour Toi. Comment ? Ça je l'ignore. Toujours est-il que depuis ce funeste jour, tu refuses de me parler, tu m'évites, tu fais tout pour me montrer que tu ne veux pas de mon amitié. J'ai passé plusieurs nuits à chialer comme un gosse tout seul dans ma chambre, moi qui, même enfant, ne pleurait jamais. Désormais les larmes me viennent aux yeux chaque fois que je repense à la courte période où tu me semblais encore si accessible...Maintenant je dois me contenter de te regarder de loin, en attendant le moment où je serai séparé de Toi à tout jamais, et en pleurant à chaque occasion à laquelle, il n'y a pas si longtemps, j'aurai pu emplir mon coeur de bonheur rien qu'en t'adressant la parole...